Ma première expérience en édition remonte à assez loin. À dix ans, avec ma meilleure amie, j'avais écrit, illustré et broché les deux premiers (et derniers) titres d'une collection, La petite étoile sans nom et Le réfrigérateur qui avait chaud. :-) En fait, il n'y a jamais eu qu'une copie unique de chacune de ces "oeuvres", lesquelles sont maintenant accrochées au mur qui me fait face tandis que je vous écris. Depuis, le temps a passé, mais mon intérêt pour l'édition est toujours resté et, bien heureusement, a mûri.
En fait, l'écriture de fiction a toujours été très présente dans mon univers. En grandissant, j'ai gagné quelques concours scolaires d'écriture et publié dans les journaux étudiants, au cégep, puis à l'université. J'ai rédigé mon mémoire en littérature qui m'a donné l'occasion d'expérimenter l'écriture et la construction d'un livre, puisque le document comptait une centaine de pages. Parmi d'autres expériences, j'ai rédigé quelques notes de lecture dans les revues Arobase et Journal of Consciousness Studies. Plus tard, entre 1999 et 2001, j'ai aidé une auteure à s'autoéditer (Enice Toussaint, Une femme parmi tant d'autres, aux Éditions Nouveau Siècle, maison d'édition créée par l'auteure) en transcrivant son autobiographie sous format électronique, en restructurant son livre et en réalisant sa mise en page. J'ai donc participé au processus d'édition traditionnel d'un livre de A à Z.
Maintenant, j'ai l'occasion de recommencer (ou enfin de commencer) à écrire et à publier progressivement, d'abord des articles, pour des revues à plus grand tirage (Aube #13, Antithèse, "Borealis, un modèle viable pour les villes futures", parution prévue en juin prochain) et je souhaite nouer des liens avec le milieu de l'édition. Cependant, si j'utilise le tremplin de l'édition "conventionnelle", ce n'est pas exactement cela qui m'appelle.
Mon principal gagne-pain à ce jour, c'est la traduction - et, je le souhaite, de plus en plus littéraire -, cependant je m'oriente peu à peu vers la mise sur pied d'une maison d'édition numérique. De quoi s'agit-il au juste? Comme le disait si bien récemment Pierre François Gagnon, éditeur en ligne, dans sa Lettre littéraire (www.editel.com), c'est faire dans la littérature équitable. C'est-à-dire que la publication est le résultat d'une entente entre l'auteur et l'éditeur qui permet au premier de recevoir un pourcentage des ventes significativement plus élevé que ce qu'offre l'édition papier.
Ainsi, les fichiers électroniques, communément appelés eBooks, sont créés dans des formats lisibles sur un PC/Mac ou un appareil comme le Palm ou le eBookman (http://www.franklin.com/ebookman). Les avantages? Les documents sont moins coûteux à produire et moins chers pour l'acheteur, il est possible pour un nouveau lecteur de les lire sur-le-champ à partir de son domicile, ils peuvent être mis à jour ou augmentés à souhait, ils peuvent être lus vocalement par certains appareils ou logiciels, d'où l'intérêt pour les aveugles... et ils sont écologiques. Certaines maisons d'édition traditionnelles offrent, dans leur boutique virtuelle, des versions numérisées de leurs livres papier à moindre coût, par exemple les Éditions Trait d'union (www.traitdunion.net).
Voilà, alors l'aventure est commencée! Je passe les détails techniques, mais si plusieurs étapes doivent encore être franchies, le projet est en voie d'être réalisé. J'invite donc les auteurs jamais publiés, ou ceux qui l'ont déjà été, à me faire parvenir le fruit de leur travail, vos "cyberscrits", fictionnels ou non, en anglais ou en français. C'est avec plaisir que je vous lirai et, qui sait, vous finirez peut-être par être publiés et lus par la grande communauté des internautes sur le réseau des réseaux.
Bien entendu, plus de détails suivront dans le bulletin de juillet. Bon printemps!
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