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Lundi 22 mars 2004

Un certain nombre des rectifications proposées par le Conseil supérieur de la langue française - affectant environ 2000 mots - ont été acceptées par l'Académie française à la fin des années 1980, mais le Québec tarde toujours à appliquer et enseigner ces nouvelles règles qui ne peuvent plus désormais faire l'objet de discussions, puisqu'elles ont été officiellement approuvées.
 
Le GQMNF (Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français) s'est formé avec le mandat d'informer la population, d'abord enseignante et étudiante, de la nouvelle norme encore largement méconnue par le biais de séances d'information qui présentent les grandes lignes de la nouvelle orthographe.
 
Qu'on se rassure, l'usager de la langue française a le choix d'utiliser la graphie traditionnelle ou la nouvelle; cependant, aucune des deux utilisations ne doit être pénalisée. C'est pourquoi il est grand temps que les réviseurs, rédacteurs, traducteurs et professeurs de français prennent connaissance de ces nouvelles règles, soit pour les appliquer, soit pour savoir les reconnaitre. Eh oui, vous avez bien lu, l'accent circonflexe sur le "i" du verbe a disparu, comme dans la plupart des mots de notre chère langue.
 
Les accents disparaissant d'une bonne partie de notre vocabulaire, on pourra en conclure que seront ainsi facilitées les communications écrites par Internet, allégeant les URL et les adresses électroniques par exemple, l'écriture au clavier, l'enseignement et l'universalisation de la langue.

 


Liens utiles

Pour connaitre les détails de la rectification du français, vous rendre sur le site de RENOUVO http://www.renouvo.org (Réseau pour la nouvelle orthographe du français) et sur www.orthographe-recommandee.info

Un document présentant la liste des mots qui sont touchés par la rectification, <em>Le millepatte sur un nénufar. Vadémécum de l'orthographe recommandée</em>, est vendu au cout de 2,50 $ aux librairies de l'Université de Montréal et de l'UQÀM, chez Renaud-Bray ou par la poste : nouvelle.orthographe@videotron.ca

Un mini-guide peut être téléchargé en format PDF ici : http://www.orthographe-recommandee.info/miniguide.pdf

Enfin, pour communiquer avec le GQMNF : gqmnf@renouvo.org

Note : cette information a été publiée originellement dans le Bulletin de L'Écritoire (voir les liens de ce blog pour accéder au site de L'Écritoire)

Par Julie Martineau
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Mercredi 19 mai 2004

Ma première expérience en édition remonte à assez loin. À dix ans, avec ma meilleure amie, j'avais écrit, illustré et broché les deux premiers (et derniers) titres d'une collection, La petite étoile sans nom et Le réfrigérateur qui avait chaud. :-) En fait, il n'y a jamais eu qu'une copie unique de chacune de ces "oeuvres", lesquelles sont maintenant accrochées au mur qui me fait face tandis que je vous écris. Depuis, le temps a passé, mais mon intérêt pour l'édition est toujours resté et, bien heureusement, a mûri.

En fait, l'écriture de fiction a toujours été très présente dans mon univers. En grandissant, j'ai gagné quelques concours scolaires d'écriture et publié dans les journaux étudiants, au cégep, puis à l'université. J'ai rédigé mon mémoire en littérature qui m'a donné l'occasion d'expérimenter l'écriture et la construction d'un livre, puisque le document comptait une centaine de pages. Parmi d'autres expériences, j'ai rédigé quelques notes de lecture dans les revues Arobase et Journal of Consciousness Studies. Plus tard, entre 1999 et 2001, j'ai aidé une auteure à s'autoéditer (Enice Toussaint, Une femme parmi tant d'autres, aux Éditions Nouveau Siècle, maison d'édition créée par l'auteure) en transcrivant son autobiographie sous format électronique, en restructurant son livre et en réalisant sa mise en page. J'ai donc participé au processus d'édition traditionnel d'un livre de A à Z.

Maintenant, j'ai l'occasion de recommencer (ou enfin de commencer) à écrire et à publier progressivement, d'abord des articles, pour des revues à plus grand tirage (Aube #13, Antithèse, "Borealis, un modèle viable pour les villes futures", parution prévue en juin prochain) et je souhaite nouer des liens avec le milieu de l'édition. Cependant, si j'utilise le tremplin de l'édition "conventionnelle", ce n'est pas exactement cela qui m'appelle.

Mon principal gagne-pain à ce jour, c'est la traduction - et, je le souhaite, de plus en plus littéraire -, cependant je m'oriente peu à peu vers la mise sur pied d'une maison d'édition numérique. De quoi s'agit-il au juste? Comme le disait si bien récemment Pierre François Gagnon, éditeur en ligne, dans sa Lettre littéraire (www.editel.com), c'est faire dans la littérature équitable. C'est-à-dire que la publication est le résultat d'une entente entre l'auteur et l'éditeur qui permet au premier de recevoir un pourcentage des ventes significativement plus élevé que ce qu'offre l'édition papier.

Ainsi, les fichiers électroniques, communément appelés eBooks, sont créés dans des formats lisibles sur un PC/Mac ou un appareil comme le Palm ou le eBookman (http://www.franklin.com/ebookman). Les avantages? Les documents sont moins coûteux à produire et moins chers pour l'acheteur, il est possible pour un nouveau lecteur de les lire sur-le-champ à partir de son domicile, ils peuvent être mis à jour ou augmentés à souhait, ils peuvent être lus vocalement par certains appareils ou logiciels, d'où l'intérêt pour les aveugles... et ils sont écologiques. Certaines maisons d'édition traditionnelles offrent, dans leur boutique virtuelle, des versions numérisées de leurs livres papier à moindre coût, par exemple les Éditions Trait d'union (www.traitdunion.net).

Voilà, alors l'aventure est commencée! Je passe les détails techniques, mais si plusieurs étapes doivent encore être franchies, le projet est en voie d'être réalisé. J'invite donc les auteurs jamais publiés, ou ceux qui l'ont déjà été, à me faire parvenir le fruit de leur travail, vos "cyberscrits", fictionnels ou non, en anglais ou en français. C'est avec plaisir que je vous lirai et, qui sait, vous finirez peut-être par être publiés et lus par la grande communauté des internautes sur le réseau des réseaux.

Bien entendu, plus de détails suivront dans le bulletin de juillet. Bon printemps!

Par Julie Martineau
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Jeudi 30 septembre 2004

Vous êtes de ces personnes qui ont troqué l'horaire fixe, les déplacements quotidiens répétitifs et le compagnonnage du bureau pour le travail indépendant? Peut-être que malgré des horaires flexibles, la possibilité de travailler en pyjama et le plaisir de faire un travail à votre mesure, il vous manque toujours quelque chose?

Les échanges humains, peut-être bien? L'occasion de partager une blague ou d'en entendre une bonne, la possibilité de tendre la tête ou de visiter un collègue pour lui demander un avis ou une aide ponctuelle, tout ça vous manque et malgré vous, même l'ordinateur vous semble bien peu interactif parfois.

C'est pour combler ce besoin qu'existent les communautés virtuelles : parfaites pour les indépendants (de travail et d'esprit). On trouve des communautés sur le Web dans tous les domaines. Leur particularité est qu'elles utilisent les outils d'Internet pour créer des réseaux sympathiques : les groupes, listes et forums électroniques, les salles de clavardage, téléconférences et le clavardage vidéo (avec webcam).

Plusieurs services offrent des sites complets avec profils des membres de la communauté, mettant à leur disposition tous les outils de communication énumérés ci-dessus. Les communautés sont la plupart du temps construites autour d'intérêts ou d'objectifs communs. Un site de rencontres ne sera pas considéré comme une communauté en soi, puisque les membres sont de simples passants. La véritable communauté suppose une certaine permanence de ses résidents, de sortes que peuvent se créer des liens, des occasions d'échanges à long terme, des amitiés et des collaborations.

L'idéal de la communauté virtuelle est l'environnement submersif où les membres peuvent circuler sous la forme d'avatar, ou image personnalisée qui représente, dans l'espace virtuel, l'usager qui le contrôle. Le summum de ces communautés est la création d'espaces en 3D, dans un monde de réalité virtuelle. Les amateurs de jeux numériques en réseau connaissent bien le concept (voir www.simulatrix.com) En voici une liste de quelques-uns parmi les plus populaires :

En 2D
The Palace
http://www.thepalace.com

En 3D
Cybertown
http://www.cybertown.com/main_ieframes.html

Active Worlds http://www.activeworlds.com

Worlds http://www.worlds.net

Second Life http://secondlife.com

Sous forme plus textuelle que visuelle, il y a les réseaux de blogues de type Livejournal(http://www.livejournal.com) qui utilisent un système open source (créé par l'équipe de LJ). Soulignons que tous ces services sont gratuits ou permettent d'en faire l'essai gratuitement.

Dans le même ordre d'idées, des espaces ont été développés pour les professionnels du langage, et tout particulièrement pour ceux oeuvrant dans le domaine de la traduction. Ces services mettent en lien les donneurs d'ouvrage et les <em>freelance</em>, mais ils font plus que ça. Ils mettent également en lien les langagiers entre eux, offrant des espaces de discussions et des outils d'entraide. Il y a notamment ProZ (http://www.proz.com) qui propose son système KudoZ (http://www.proz.com/?sp=k2) pour l'aide terminologique. Voir aussi TranslatorsCafe (http://www.translatorscafe.com).

Réseau des langagiers
Suite à l'initiative de Marc Leduc qui a créé en 1996 le réseau des langagiers, L'Écritoire s'occupe de la
gestion du site, de la liste de discussions et maintenant du forum des langagiers (
http://langagiers.forumactif.com)

Espérons que cette communauté permettra de joindre le réel au virtuel!

Par Julie Martineau
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Samedi 29 janvier 2005

Ayant mon Livejournal (http://www.livejournal.com) depuis quelques années, je suis assez familière avec cette nouvelle catégorie d'information, très personnalisée, qui permet à ceux qui veulent partager leurs découvertes, pensées, intérêts avec la population des internautes, tout en permettant à ceux qui sont curieux et aiment communiquer sans frontières de s'informer à des sources de plus en plus variées.

Livejournal est assez particulier par rapport aux autres systèmes de blogues. En plus d'offrir une source ouverte ("open source"), LJ permet de s'inscrire en quelque sorte aux journaux des autres utilisateurs en les ajoutant à sa liste d'amis. En cliquant sur l'onglet "amis" à partir de son journal, on accède à une page contenant toutes les entrées des membres sur notre liste d'amis. Morphogenesis vient d'écrire dans son journal il y a 30 secondes? Son entrée s'y trouvera, prête à être lue et commentée. De la même façon, à partir d'une recherche par "intérêt", il est possible de s'inscrire à des communautés.

En fait, il est possible avec les autres types de blogues, comme ceux de Blogger (***je ne suis plus avec Blogger depuis le 30/08/05, maintenant avec Over-blog***), de s'inscrire à un journal/blogue. Je le découvre en ce moment : c'est grâce au RSS Feed ou XML. C'est ce qu'on appelle en anglais "syndication", terme propre au domaine de la presse écrite.

Par exemple, avec un logiciel comme Bloglines (http://www.bloglines.com) il est possible d'ajouter le lien du RSS Feed d'un blogue et de recevoir un avis à son écran lorsqu'une entrée a été publiée dans une de nos souscriptions.

Vous pouvez donc maintenant cliquer sur le lien qui a été ajouté à droite pour souscrire à L'Écriblog, sans avoir besoin de visiter le présent site pour savoir s'il y a du nouveau.

Julie

Par Julie Martineau
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Mardi 30 août 2005

On entend parfois dire, par exemple, que telle personne est populaire puisqu’une recherche sur Google à partir de son nom aura permis d’obtenir 12 546 résultats… Cependant, cette information n’est pas exacte si on n’utilise pas le truc suivant : lorsque vous saisissez les mots à chercher, placez-les entre guillemets afin de trouver exactement cette série de mots.

Par exemple, si vous cherchez Philippe Quéau, faire la recherche sans utiliser les guillemets vous donnera parmi les résultats des pages qui ne contiennent que Philippe ou que Quéau, alors qu’en cherchant "Philippe Quéau", vous allez obtenir le nom précis de la personne.

Bien sûr, puisque la recherche effectuée à partir de ces mots ne fournira que les pages comprenant le nom écrit dans cet ordre, vous pourrez aussi chercher "Quéau, Philippe".

Ce truc est aussi très pratique pour chercher une citation dont vous avez oublié l'auteur. Il suffit de l’écrire au long, ou de la raccourcir de quelques mots si vous n’êtes pas sûr de sa formulation exacte. Et voilà. Essayez, vous serez agréablement surpris et vous adopterez bien rapidement cette technique!

Par Julie Martineau
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